Par Sandra Indermühle
Ressentir des douleurs physiques, éprouver un trop-plein d’émotions ou vivre un burn-out… Tant de maux et malaises dont l’origine n’est pas forcément celle que l’on croit...
Au fil de mes accompagnements en coaching, il m’est toujours très intéressant, voire même parfois bouleversant, de constater combien certaines croyances bien ancrées peuvent péjorer le quotidien et le passage à l’action d’une personne. Et, surtout, combien la vie change une fois celles-ci conscientisées… (j’en parle d’ailleurs dans mon premier roman, Enchaîné, ainsi que dans le deuxième qui sortira d’ici mi-juin).
A noter que je parle bien de « conscientisation », et non « d’élimination » de ces croyances.
A l’heure actuelle où tout va vite, où l’on robotise et on nous robotise, il est par réflexe normal de vouloir tout formater et repartir à zéro. Oui, mais… ce n’est pas si simple et en voici la raison : un corps et un esprit qui ont passé 30, 40, 50 ou même 60 ans à fonctionner d’une certaine manière ne peuvent tout simplement pas accueillir, intégrer et apprécier un changement de manière aussi radicale.
Pour ce qui est des croyances, j’aimerai relever ceci : l’ensemble de nos croyances, que l’on peut considérer bonnes ou mauvaises, font partie intégrante de notre système et de notre histoire. D’une part elles nous apportent la connaissance, l’expérience, la sagesse du vécu et, d’autre part, elles ont toutes un rôle de protection et de moyen de survie face aux diverses situations que nous rencontrons au quotidien. D’ailleurs, parfois, les situations les plus dramatiques nous amènent à en faire des forces motrices.
Prenez des célébrités comme Coluche ou Jim Carrey qui ont connus misère et malheurs dans leur enfance. Chacun d’eux a fait de l’humour un moyen de créer et apporter autre chose. D’autres comédiens, comme Robbin Williams ou Matthew Perry (pour les amateurs de Friends), ont eux vécu avec un masque qui leur a certes servi à faire rire et amener du bon dans cette société, mais aussi à cacher leur profonde détresse intérieure.
Je persiste à dire et à constater que passer à l’action et vivre de nouvelles expériences sont les moyens les plus naturels pour nous faire aller à la rencontre de notre être profond. S'exprimer, bouger, sortir, voir le monde de nos propres yeux (et NON derrière un écran !) et faire confiance à l’autre et à la vie. C'est ce que l’on fait de moins en moins dans notre société, d’où la dégradation toujours plus forte de la santé mentale de la population.
En avançant en fonction de notre identité propre, lentement, on enlève les couches, une à une, pour voir ce qu’il y a en-dessous. Le principe même de la vie…
Un oignon dont on retire la première peau mais qu'on ne consomme pas ensuite, que se passe-t-il ? Il fane… Retirer les couches trop vite peut nous donner des ailes, certes, mais notre système, lui, a besoin de temps pour se créer d’autres protections, plus saines et collaboratives. Et, une fois encore, nécessaires…
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