Par Sandra Indermühle
Ressentir des douleurs
physiques, éprouver un trop-plein d’émotions ou vivre un burn-out… Tant de maux
et malaises dont l’origine n’est pas forcément celle que l’on croit...
Au fil de mes accompagnements
en coaching, il m’est toujours très intéressant, voire même parfois
bouleversant, de constater combien certaines croyances bien ancrées peuvent péjorer
le quotidien et le passage à l’action d’une personne. Et, surtout, combien la vie change une fois celles-ci conscientisées… (j’en parle d’ailleurs dans mon
premier roman, Enchaîné, ainsi que dans le deuxième qui sortira d’ici mi-juin).
A noter que je
parle bien de « conscientisation », et non « d’élimination »
de ces croyances.
A l’heure actuelle
où tout va vite, où l’on robotise et on NOUS robotise, il est par réflexe normal de
vouloir tout formater et repartir à zéro. Oui, mais… ce n’est pas si simple et
en voici la raison : un corps et un esprit qui ont passé 30, 40, 50 voire même
60 ans à fonctionner d’une certaine manière ne peuvent tout simplement pas
accueillir, intégrer et apprécier un changement de manière aussi radicale.
Pour ce qui est
des croyances, j’aimerai relever ceci : l’ensemble de nos croyances, que l’on
peut considérer bonnes ou mauvaises, font partie intégrante de notre système et
de notre histoire. D’une part elles nous apportent la connaissance, l’expérience et la sagesse du vécu et, d’autre part, elles ont toutes un rôle de protection et
de moyen de survie face aux diverses situations que nous rencontrons au
quotidien. D’ailleurs, parfois, les situations les plus dramatiques peuvent nous conduire à en faire des forces motrices.
Avec l'expérience, je ne peux que constater que passer à l’action et vivre de nouvelles expériences sont
les moyens les plus naturels pour nous faire aller à la rencontre de notre être
profond, quitte à se faire accompagner dans ce sens. S'exprimer, bouger, sortir, voir le monde de nos propres yeux (et NON derrière un
écran !), faire confiance à l’autre et à la vie. C'est ce que l’on fait de
moins en moins dans notre société, d’où la dégradation toujours plus forte et plus nette de la
santé mentale de la population.
En avançant en fonction de notre identité
propre, lentement, on enlève les couches, une à une, pour voir ce qu’il y a en-dessous.
Le principe même de la vie…
Un oignon dont on
retire la première peau mais qu'on ne consomme pas ensuite, que se passe-t-il ? Il
fane… Retirer les couches trop vite peut nous donner des ailes, certes, mais
notre système, lui, a besoin de temps pour se créer d’autres protections, plus saines et collaboratives. Et, une fois encore, nécessaires…
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Photo de Debby Ledet sur Unsplash

